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Donner une signification à l'ASARC

[TamilNet, 14. Juillet 2008 11:42 GMT]
L'ASARC est un processus logique, non seulement en raison de la contiguïté géographique, de la culture commune, de l´héritage impérialiste britannique, de l'usage de l'anglais par l´élite etc. mais aussi à cause des aspirations et des problèmes de la région, tout d'abord en matière de sécurité et de qualité de la vie, puis de la recherche d´une place adéquate pour un cinquième de l'humanité dans le monde contemporain. Qu'en est-il advenu du noble concept de l´ASARC, quand ailleurs des formations régionales, tels que l'UE [Union Européenne] et l’ANASE [Association des Nations de l´Asie du Sud-Est] sont couronnées de succès?

L´atmosphère est tendue au Sri Lanka avant le quinzième sommet de l´ASARC [Association Sud-Asiatique pour la Coopération Régionale] prévu d'ici à la fin du mois.

Le Sri Lanka refuse à la population de Jaffna, qui vit dans une prison à ciel ouvert, l´autorisation de voyager, prétextant des dangers pour la sécurité du sommet. Des informations non confirmées font état de l'arrivée prévue de troupes indiennes à Colombo pour assurer la sécurité. Il y a eu également auparavant, des spéculations dans la presse, qui font un lien entre la visite des conseillers à la sécurité nationale de l'Inde, de deux Secrétaires à la Défense et aux Affaires extérieures, et les questions de sécurité du sommet.

Que ces rapports soient vrai ou un camouflage, au moins, il est évident qu'il ya quelque chose qui sonne faux dans l'ensemble des préparatifs pour l´ASARC.

L'ASARC qui comprend l'Inde, le Pakistan, le Bangladesh, le Sri Lanka, le Népal, le Bhoutan, les Maldives et maintenant l'Afghanistan, est un processus logique, non seulement en raison de la contiguïté géographique, de la culture commune, de l´héritage impérialiste britannique, de l'usage de l'anglais par l´élite etc. mais à cause des aspirations et des problèmes de la région, tout d'abord en matière de sécurité et de qualité de la vie, puis de la recherche de la place adéquate pour un cinquième de l'humanité dans le monde contemporain.

Qu'en est-il advenu du noble concept de l´ASARC, quand ailleurs des formations régionales, tels que l'UE et l’ANASE sont couronnées de succès?

Lorsque l’ASARC a été fondée en 1985, quelqu'un a appelé ce groupe Blanche-Neige et les six nains tandis qu'un autre l'a plutôt comparé à Big Bully et les six Nains.

Dès le début, il y eu deux manières différentes de concevoir l'idée de coopération régionale en Asie du Sud: l'Inde ayant l´ambition de mettre ses voisins sous son aile pour s´occuper de leurs problèmes en matière de sécurité et les pays voisins cherchant à former un forum pour contrôler les ingérences de l´Inde dans leurs affaires.

L´ASARC était condamnée dès le départ par une telle dichotomie dans la conception.

Compte tenu de sa taille et de son importance, l'Inde porte la plus grosse part de la responsabilité. Si le pays ne réussi pas à prendre en main l'indispensable rôle de meneur et de dirigeant en établissant dans la mesure du possible un modèles et propice et faisable pour mener l´ASARC au succès.

L'Inde a permis aux différents qu´elle a avec ses voisins d´être manipulés habilement et subtilement par les forces qui veulent bloquer l'émergence avec succès de la région.

La situation montre une tendance croissante des peuples des pays voisins à se demander pourquoi ils devraient s'occuper de la sécurité de l'Inde alors que l'Inde ne prendre pas égard à la leur. Ceci à la longue sera fatal à l'Inde et à la région de l'Asie du Sud.

Il est alarmant de constater que cinq des huit pays d'Asie du Sud, l´Afghanistan, le Pakistan, le Bangladesh, le Sri Lanka et le Népal sont des États en déliquescence.

Cela explique la misère d'un quart de la population d'Asie du Sud. Sans oublier les masses opprimées des les autres pays d'Asie du Sud, dont l'Inde, qui ont à faire face à des injustices politiques et sociales.

Bien qu'il soit urgent que les peuples d'Asie du Sud se donnent la main pour assurer leur sécurité, leurs moyens de subsistance, leurs droits et la bonne gouvernance, il est évident que leurs gouvernements, dirigés par des forces ou groupes d'intérêts, sont le principal obstacle à forger l´unité de l´ Asie du Sud.

Un exemple typique est la manière et le moment choisi pour la signature de l´accord pétrolier du détroit de Palk, entre une entreprise indienne et le Sri Lanka, avec tous les sous entendus qu´il comprend, tandis que les Tamouls d´Eezham, les partenaires traditionnels dans l´espace maritime du détroit de Palk, font face à un génocide.

«Prenez tout ce que vous pouvez dans une maison qui brûle» (Eriki'ra veeddil pidungkinathu michcham) est un dicton Tamoul, qui décrit cette attitude.

Même si une telle avidité soit évidente dans les actes de la soi-disant communauté internationale, on ne s´y attend pas de la part de l'Inde qui a une responsabilité pour la région.

C´est une ironie de l´ASARC, que tandis que l´Inde des investissements et une occupation spatiale à grande échelle prend forme dans la région des Tamousl d´Eezham de Trincomalee et la baie de Palk, le Premier Ministre du Tamil Nadu se préoccupe des petits problèmes d´individus tamouls d´Eezham dans le Tamil Nadu.

L´Inde a tout à fait le droit de faire valoir sa sécurité et ses intérêts économiques dans la région et personne ne peut le lui refuser. Mais elle doit faire preuve de clairvoyance politique, de discernement et d´une perspective tout à fait différente. Suivre l´exemple du modèle de certaines puissances mondiales en effondrement ne serait d'aucun secours. L´enjeu ce ne sont pas que les intérêts indiens, mais ceux de l'Asie du Sud.

Malheureusement, la population de l'Asie du Sud ne s´intéresse pas pour la politique étrangère de ses gouvernements. L'analphabétisme dans la région en est une raison. Contrairement à quelques-unes des démocraties à succès dans le monde, la politique étrangère n'est jamais un enjeu électoral, qui influence le choix d'un gouvernement en Asie du Sud.

Dans une région où les partis politiques font que la population reste absorbés par les petits problèmes nationaux pour accéder au pouvoir, il devient plus facile pour un petit nombre de personnes qui ne doivent pas de compte au peuple, de décider de la politique étrangère dans l´intérêt de forces et de groupes d'intérêts de l'intérieur et de l'extérieur.

Depuis plus de vingt ans maintenant, les gouvernements de l'ASARC n'ont pas réussi à progresser et sont près à abandonner. Le fait qu´une grande partie des affaires de l´ASARC soit traitée et décidée par les conseillers en sécurité et les agents du renseignement indique la gravité du problème qu'il n'ai pas bougé d'un pouce de l'enceinte de sécurité.

Les diverses filiales de l´ASARC instituées sous la devise «contact de peuple à peuple», ne sont que factices qui reflètent les gouvernements et pour arranger les personnes au service de ces gouvernements. Ils n'ont jamais refléter la réelle population et vont rarement au-delà des capitales de l'Asie du Sud. En fait, les contacts entre les peuples ont beaucoup diminué aujourd'hui par rapport à ce qui existait avant l´ASARC.

Les pays d'Asie du Sud doivent largement repenser de nouveaux cadres théoriques et des modèles pour poursuivre la coopération régionale, si la présente a échoué. L´Asie du Sud doit inventer quelque chose qui aille avec son patrimoine.

Il n'y avait pas d´Inde ou d´Asie du Sud politique dans le passé. Mais l'homogénéité de la région a toujours été présente dans ses peuples et ses cultures.L'unité impériale dans cette région n´a été réalisée qu´à de très rares et courtes occasions, avant l'empire colonial: l'empire d´Asoka s'est effondré après lui et celui d´Aurangzeb s'est effondré avec l´accession au pouvoir des Marattas.

La force de l'unité et de la coopération régionale en Asie du Sud ne réside pas dans ses unités politiques d'aujourd'hui, mais dans ses peuples et ses cultures.

Toute tentative de faire de l´ASARC une réalité réelle et significative devrait donc commencer par étudier les moyens de trouver l´espace public adéquat pour les peuples de l'Asie du Sud, la reconnaissance de leurs identités et de leur droit à interagir pacifiquement.

Mahinda Rajapaksa, le Président sri-lankais espère mettre le problème du «terrorisme» au centre du prochain sommet de l´Asie du Sud.

Le fait de ne pas répondre aux aspirations des peuples et de leur répondre par le terreur d'État est à l'origine de toutes formes de conflits v

 

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